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Cahiers de l'Observatoire

Vivre ensemble

Vit-on ensemble à Genève, c’est-à-dire avec un degré satisfaisant de cohésion sociale ou séparés, voire ségrégés ? C’est à cette question que s’adresse le 4ème cahier des Etudes d’Impact de la Fondation pour Genève sous le titre : Vivre ensemble à Genève, Une étude sociologique par Antoine Maurice. 

Le cahier, dont la conception et l’élaboration ont été confiées à Antoine Maurice, journaliste, professeur émérite aux Universités de Neuchâtel et de Genève, vient clore la série intitulée "Impact du secteur international sur Genève et l'arc lémanique".

La question du Vivre ensemble se pose à toutes les collectivités contemporaines d’une certaine importance: aux Etats bien sûr, voire à l’incernable communauté internationale elle–même, mais aussi aux sociétés plus petites, notamment aux villes et à des cantons comme Genève. La mondialisation comme phénomène technico-économique global touche toutes les formations sociales. Elle affecte leur vivre ensemble de manière différenciée. Ici elle renforce les identités locales, là elle les dissout dans une homogénéisation culturelle. Les paramètres du vivre ensemble sont si nombreux qu’il est difficile de définir la notion et d’en asseoir les critères d’application. Le cahier s’appuie sur trois dimensions objectives de la cohésion sociale genevoise: le territoire et ses limites durables, la population dans sa diversité croissante, les institutions  cantonales et la politique qui les habite. Toutes commandent conjointement le jeu des perceptions subjectives du lien social. On peut vivre ensemble en divergeant, civilement ou pas, sur les raisons de la coexistence. Puisque au total cette dernière n’est pas qu’un jeu d’éléments de fait comme le périmètre du territoire, les chiffres de la population et le cadre juridique et social de la vie des genevois. La coexistence se compose davantage d’une mosaïque de perceptions personnelles, au mieux partagées, des conditions de vie.

L’Etude passe en revue les dimensions objectives de la coexistence pour évaluer ce qu’en perçoiventles habitants répartis en communes et territoires, en groupes et communautés d’origine, de culture, de religion, de langue et d’affinités idéologiques. Elle se demande aussi en quoi ces paramètres affectent la vie au travail dans les entreprises ainsi que dans l’éducation-formation et les établissements de santé. Tout en prenant en compte le temps long en amont de la mondialisation, le cahier s’étend essentiellement sur le rapport entre genevois de souche et étrangers qui fait débat à l’échelle suisse et au-delà. Il pose la question de l’intégration à la société suisse au regard de l’actualité brûlante des migrations au cours des dernières années.

Au fil de la recherche, puis en guise de conclusion sur les valeurs identitaires du canton, l’étude émet un avis favorable sur la capacité du canton à absorber une diversité qui l’enrichit sur bien des plans, sans le submerger.

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