Message du Président de la Fondation pour Genève, M. Guillaume Pictet, à l’occasion de la remise du Prix 2009 de la Fondation pour Genève à Zep - Genève, le 25 mai 2009


Une fois de plus, et en toute modestie, la Fondation pour Genève a fait le bon choix en honorant cette année ZEP.

Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce choix s’inscrit dans la continuité de ceux opérés ces dernières années. La Fondation a ainsi honoré des personnalités qui portent ou ont porté un regard déterminant sur des questions à caractère universel.

Monsieur Kofi Annan, Prix Nobel de la Paix, a porté sans relâche son regard plein de sagesse sur une humanité continuellement convulsée par ses démons conflictuelles ; le Professeur Michel Mayor a porté son génial regard sur l’immensité du cosmos à la recherche du mystère de la création de l’univers ; le Professeur Olivier Fatio a porté son subtil regard d’historien de la théologie sur le réformateur Jean Calvin qui a œuvré pour donner une dimension spirituelle et un sens à l’existence de l’homme. Entre parenthèse, le Professeur Fatio sait également jeter un regard pour le moins critique sur certains politiciens genevois. ZEP, au travers du regard de Titeuf, aborde la question souvent traumatisante  de la sortie de la chrysalide du monde de l’enfance vers le monde des adultes.

A mon époque, ou à l’époque, comme me le rappelle si gentiment mes enfants, la mixité des classes n’existait pas ; on avait bien des cours de sciences naturelles, mais on s’attardait essentiellement sur le règne végétal, et pour cause. On était des experts en étamines et pistils. Quant à la découverte de l’autre, c’est si j’ose dire, sur le terrain que ça se passait, avec plus ou moins de bonheur en fonction des aptitudes de chacun. A la récré, les commentaires s’apparentaient plus à de la vantardise que de la réalité.

J’envie donc la génération actuelle qui peut arborer sans tabous ces sujets délicats.

De cette exposition didactique remarquable, à laquelle je vous associe pleinement chère Madame Hélène Bruller, je retiens l’évidence, qu’il faut sans cesse avoir à l’esprit mais que l’on a tendance à oublier : l’amour prime sur toute autre considération.

Cher ZEP, c’est avec une grande fierté que la Fondation pour Genève vous honore ce soir.