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Prix 2001 à Jean-Pierre Jobin

Quel remarquable engagement que celui de Jean-Pierre Jobin, qui consacra sa vie professionnelle et sociale à l'Aéroport international de Genève.  Il sembla juste à la Fondation pour Genève de récompenser cet homme qui, malgré les embûches, a décidé de ne jamais lâcher prise dans l’intérêt du rayonnement de Genève.


C'est au Grand Théâtre de Genève, le 17 septembre 2001, que se déroula la cérémonie dans un foyer qui affichait complet.

Le Secrétaire d'Etat à la science et à la recherche, Charles Kleiber, jurassien comme Jean-Pierre Jobin, se plut à faire l'éloge de son ami de longue date: « Une jeunesse heureuse qui le structure et le porte, une famille qui le nourrit – et qu’il nourrit – l’avion qui le fait rêver : il fallait, en plus, quelque chose pour donner un point d’application à son énergie et la transformer en action collective. C’est l’entreprise, et cette entreprise ne peut être qu’un aéroport où l’ingénieur et le pilote peuvent coexister. L’aéroport de Genève a le bon goût de s’offrir à lui en 1969. Il a 28 ans. Il apprend, il s’intoxique de travail, il s’assagit. Mais l’expérience qui s’accumule ne tue pas la jeunesse d’esprit, la prudence n‘étouffe pas le goût du risque et le plaisir de jouer; la collégialité n’empêche pas l’ironie et la vivacité de la répartie. A 42 ans, il est Directeur général, chef parmi les chefs, maître d’un territoire à sa mesure. Bigre. (...) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Fondation pour Genève, vous allez tantôt remettre le prix de votre Fondation à Jean-Pierre Jobin. Vous avez choisi un catholique, un jurassien, un agitateur, un brûleur de drapeaux, un rebelle, un étudiant moyen fiché par la police fédérale, joueur impénitent, pilote sans avion, gardien sans but. Vous avez choisi un homme généreux pour les autres et pour Genève, un grand directeur de votre aéroport qui est aussi celui de toute la Suisse. Ce choix vous honore et honore Genève ».

Les Autorités cantonales et municipales, dignement représentées par le Conseiller d'Etat, Carlo Lamprecht, et le Maire de la Ville de Genève, Manuel Tornare, ont saisi cette belle occasion qui leur était offerte par la Fondation pour remercier Jean-Pierre Jobin de la conviction et de l'enthousiasme avec lesquels il a su si bien défendre, à leurs côtés, la position de l'Aéroport. Ils n'ont pas manqué de relever la personnalité attachante de Jean-Pierre Jobin, sa simplicité, sa fermeté et sa droiture qui en font un de ces "Genevois" dont on peut être fier.